Votre histoire se répète : et si c’était de vieilles croyances?

« De toute façon, je ne sais jamais ce que je veux », « Je n’y arriverai jamais », « On ne me fait jamais confiance », vous reconnaissez ce genre de phrases? Et si c’était des croyances?

Croyance : quésaco?

Une croyance est une affirmation que l’on pense vraie.

La croyance :

- Est une ressource positive. C’est ce qui empêche la rupture en cas de situation paradoxale : quand aucune réponse ne peut être mise en œuvre, la croyance prend un relais inattendu. C’est là que l’on trouve les mythes. Ils sont une accommodation d’un réel relatif et incertain, inexplicable. Ils sont une façon d’expliquer la réalité en mode économique et permettant d’arranger une situation paradoxale.

- Est un producteur de sens

- Reflète l’appartenance à un groupe

- Est un filtre de la réalité

- Est un limitateur de possibilités lorsqu’elle est négative

- Est source d’inconfort voire même de mal-être

Les croyances naissent de l’expérience, d’un environnement, de ce qui est connu ou d’une étiquette qu’on nous a collé depuis notre enfance (tu as toujours été timide). Elle peut provenir également de ce qui est de l’ordre de l’inconnu : ignorance, perception ou conviction personnelle. La croyance est en quelques sorte une conclusion qu’on a tirée d’une expérience ou d’une question dont la réponse demeure inconnue.

Les croyances concernent 3 domaines :

  1. Le monde 
  2. Les autres
  3. Moi-même

Je vais ici m’intéresser aux croyances que nous avons sur nous-mêmes. Et surtout les croyances négatives du type « Je suis nul », « Je n’arriverai à rien », « Je ne serai jamais capable de… », bref vous devez commencer à comprendre :) .

Le cercle vicieux de la croyance

La croyance répond à un besoin ancré profondément dans l’individu. Elle est un mécanisme étroitement lié à la conservation de l’instinct de survie.

Les croyances valident nos concepts et autorisent les actions en découlant.

Lorsque les comportements des personnes sont modifiés par une croyance, il peut parfois s’ensuivre l’accomplissement de ce que prédisait la croyance.

Je m’explique par un exemple très simple:

1. Une croyance : je ne suis pas capable d’aimer

2. induit un comportement : mes relations sont conflictuelles, je choisis des partenaires qui ne me conviennent pas

3. qui donne un résultat : je n’aime pas et je ne suis pas aimé(e)

4. qui permet de valider notre croyance et de la renforcer (imaginez après plusieurs années de répétition d’un schéma vicieux!) : « vous voyez bien, je cumule les échecs amoureux, cela prouve bien ce que je pensais, je ne suis pas capable d’aimer! Je vous l’avais bien dit! »

Le cercle vicieux de la croyance

Comment détecter nos croyances?

1. Repérez quelles situations se répètent tout le temps dans un domaine où vous vous sentez bloqué. Pour chaque situation, identifiez la croyance, le comportement qui en découle et le résultat obtenu. Il est souvent plus facile de constater un comportement ou le résultat pour enfin trouver la croyances qui se cache derrière.

2. Repérez les phrases clés pour détecter une croyance, vous serez surpris de voir que nous sommes très forts pour ça :

- Je ne réussis pas …, parce que

- Si je réussis, j’ai peur que…

-Le fait d’obtenir ce que je veux, risque de….

- Si je me lance dans…., j’ai peur que… – Je ne veux pas devenir…car

- Les autres peuvent, mais pas moi….parce que

- Je ne serai jamais…car

- Je n’aurai jamais ça, car…

- Je ne suis pas capable de…parce que

- J’aurai toujours le problème de….

- Ce n’est pas bien de vouloir ça…car

- Ce n’est pas bien de vouloir être…..parce que – Je ne mérite pas d’être….car

- Je ne mérite pas d’avoir….car

- Je ne peux pas me permettre/ je n’ai pas le droit de…..parce que

3. On généralise souvent pour exprimer une croyance. La phrase commence souvent par « De toute façon ». Alors si vous vous surprenez à généraliser, soyez vigilant : il y a sûrement une croyance à détecter!

 Quelques conseils pour en finir avec les croyances

1. Avant toute chose, il s’agit de bien identifier ses croyances qui sont parfois ancrées très profondément et celles ci sont tellement inconscientes qu’il faut vraiment y travailler. Le processus peut être long mais vous vous simplifierez la vie après. Prendre conscience de ses croyances est déjà un grand pas en avant.

2. Deux questions à se poser pour décrédibiliser (ou « ramollir ») sa propre croyance :

- Sur quoi je me base pour dire celà? (par exemple : « sur quoi je me base pour dire que je ne sais pas aimer? »). Vous verrez on a vite tendance à généraliser une seule mauvaise expérience.

-Est ce que d’autres personnes pensent autrement? Que diraient-ils de cette situation?

3. Attention, il ne s’agit pas de se répéter à longueur de journée l’opposé de notre croyance en passant d’un « je suis nul » à « je suis génial », vous n’y croirez pas et il ne s’agit pas de se mentir. Vous pourrez en revanche être plus attentif lorsque l’histoire se répète pour changer de comportement et donc d’inverser la tendance! 

 

 

 

 

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