« Le coaching : une réponse adaptée aux adolescents ».

Bonjour à tous,

J’ai eu l’opportunité de participer au colloque organisé par le très brillant Dominique Reynié. Un marathon de 24 heures non stop regroupant plus de 170 intervenants qui abordent une multitude de sujets dans une multitude de domaines. Ce soir là, je devais expliquer la démarche du coaching et expliquer en quoi il était adapté aux adolescents et jeunes adultes.

Voici mon intervention

http://www.dailymotion.com/video/x178xqb

 

… et quelques bribes de la version écrite :

Le coaching est une méthode d’accompagnement qui a pour but d’aider une personne à réaliser les objectifs qu’elle s’est fixée.

C’est une approche orientée “solutions”. On travaille sur un axe présent-futur. On l’appelle d’ailleurs la « thérapie du bien portant ».

Le coaching se fait en 4 principales étapes :

-L’exploration de l’état présent de la personne

-La fixation d’un objectif

-L’exploration des blocages qui ont empêché jusque là le client à réaliser son objectif (des croyances, des limites et des peurs, surtout la peur de l’échec)

-L’élimination des points de blocage pour que la personne réalise enfin son objectif en s’aidant d’un plan d’action précis.

Pour ça le coach va utiliser un large panel d’outils.

-questionnement très proactif

-le debriefing de la semaine écoulée

-exercices pendant et entre les séances

-jeux de rôles

-travail d’écriture

-modèles expliquant les mécanismes de pensées qui mènent à l ‘échec ou à la réussite

Ces outils vont privilégier l’action et la prise de conscience et vont combattre les pensées et les comportements qui étouffent l’espoir et l’énergie de personnes qui sont en pleine transition.

Le coach est un accompagnateur de vie qui soutiendra inconditionnellement son client, sans jugement et dans le respect du secret professionnel.

La période de l’adolescence est  à ne pas négliger mais à ne surtout pas sacraliser. 

Pour moi il est dommage de voir l’adolescence comme une sale période à passer. Au contraire c’est une période fascinante et déterminante.

Pierre Turgeon : « Adolescence : en réalité, le seul moment où l’homme, ayant mesuré son destin, est tenté d’aller jusqu’au bout de ses pensées »

Cette période est la quête de la réussite et du bien-être. Je pense que l’objectif est là. Mais les outils peuvent manquer. 

L’action permet de rentrer dans un cercle vertueux dynamique.

Le coach est une personne extérieure qui n’appartient ni au corps médical ni à l’environnement familial ou éducatif. PAS D’AFFECT, PAS D’AUTORITE.  

Des exercices comme les jeux de rôles ou des exercices d’écriture permettent à la personne de s’exprimer autrement que par la parole dite classique. L’ado peut s’amuser et exprimer sa créativité souvent étouffée par les carcans scolaires et familiaux.

Le coaching fait visualiser le résultat avant même d’avoir un plan précis. Et cela permet de donner du sens à nos actions, de comprendre le résultat.

 C’est une logique positive et constructive : on utilise les ressources disponibles pour libérer un potentiel.

Le coaching permet aussi de mettre à mal leurs croyances sur l’échec et la réussite. Et l’adolescent en a beaucoup “ Je fais S pour m’ouvrir plus de portes” = peut être vaut il mieux savoir quelles portes tu veux ouvrir! “Je suis nulle en maths je ne pourrais jamais faire médecine” = tout le monde est capable de progresser et la médecine je l’espère a plus besoin de personnes passionnées que de mathématiciens.

A 20 ans on a l’impression qu’en France notre chemin est tout tracé et qu’on ne peut revenir en arrière. Et si on se plante à 20 ans alors la on est condamné. Impossible de réussir a 25 ou a 30!(Heureusement pour Rockfeller et Steve Jobs!).

J’entends souvent des jeunes dire “Je n’ai pas la force de me relever ou de changer mes plans, c’est trop dur.” C’est vrai, mais auras-tu le courage de supporter pendant des années cette vie qui n’est pas la tienne ?

Il y a des personnes plus lentes que d’autres mais cela ne signifie pas qu’ils ne réussiront pas. Il y en a d’autres qui ont des ambitions différentes de la majorité mais cela ne montre pas une ambition moindre.

Réussir n’est pas forcément  faire une grande école, c’est faire ce qui nous ressemble et ce qui nous fait écho.

Il faut prendre tous les matins cette décision de s’engager à faire ce qui nous fait échos.

Avancer comme un marathonien pas un sprinter.  Sans faire attention aux regards des autres, à leurs peurs et à ses démons intérieurs.

Au delà du cabinet privé que j’ai mis en place, mon initiative est de démocratiser les groupes de discussion dans les écoles, des intervention de tiers sous forme de conférences avec des gens inspirants, originaux, des personnalités diverses pour désacraliser l’échec et montrer la diversité des parcours.

La réussite n’est pas une ligne droite ascendante, c’est bien une succession d’expériences, et parfois d’échecs mais qui font partie de la construction d’un individu.

“Votre vie est limitée, alors ne passez pas votre temps à vivre la vie d’une autre personne. Ne tombez pas dans le piège du dogme qui consiste à vivre suivant le résultat de la pensée des autres. » Steve Jobs.

 

Interview de Charles Woehl, un entrepreneur plein d’avenir!

J’ai décidé de partir à la rencontre de jeunes entrepreneurs qui ont réussi. Et pour cette première interview, je n’ai pas hésité une minute. J’ai contacté Charles, un ami qui est un exemple de réussite et un modèle pour moi. Il a eu la brillante idée de créer un service de livraison de brunchs et petits-déjeuners à domicile. Les produits sont délicieux et le concept bien rodé. Voici l’interview.

Tu peux nous présenter ton concept (pour ceux qui ne connaissent pas encore Sophie la Parisienne!)

Sophie la Parisienne est une jeune entreprise spécialisée dans la livraison de brunchs et petits-déjeuners à Paris et proche banlieue.

Comment l’idée t’est venue?

Je suis parti d’un constat simple, il est possible de commander des centaines de sushis, bagels, pizzas, et autres plats, mais pas ou peu de petits-déjeuners.

Donc, élaboration d’un business plan, observation de la concurrence, la routine habituelle…

La concurrence était déjà présente depuis 1 an, mais cela restait classique, fade, triste. On a voulu rendre chic le concept, en y apportant une touche de modernité et de féminité avec une devise : CHIC, VRAI, BON.

Les galères du début?

Ah les débuts d’entrepreneurs … Sur le papier tout est beau tout est rose ! En 6 mois t’es riche et à la retraite… Sur le papier !

Bon j’exagère un peu.

Pour obtenir un prêt cela a été facile, un seul rendez vous, et la banque me suivait. Bon il a quand même fallu presque 3 mois pour avoir l’argent après l’accord.

Car en France, il faut le dire, on est bien aidé à la création grâce aux aides, pôle emploi, OSEO … mais l’administratif c’est galère. Pas grand monde ne sait comment ça marche. Mais on le surmonte.

Après c’est l’ouverture, la petite boule au ventre, et ça roule pas mal, de bons contacts, de beaux clients, le plaisir d’être patron !

Au début pas trop de galères, c’est plus après. Quand tu te développes, tu as des besoins financiers, mais en même temps des petits décalages de trésorerie. Ce qui est délicat, c’est que tu n’as pas assez d’ancienneté pour que l’on t’aide. Il faut avoir les épaules solides.

Ton plus beau moment en tant qu’entrepreneur?

Chaque jour est un beau moment. L’été quand tu livres sur ton scooter et il y a du soleil, tu te dis que cette liberté est un bonheur.

Quand tu reçois un mail de commande, un mail de félicitation, une demande d’interview ;)

Chaque jour est une petite victoire sur quelque chose, on se bat pour faire avancer la machine, et parfois, la chose la plus insignifiante te rend heureux :)

Ton plus bel échec?

J’ai eu la chance de ne pas en avoir connu avec Sophie la Parisienne. Il y a eu quelques bas, des remises en questions, des doutes. Tous les jours je me remets en question, et affronte les problèmes.

Le moment où le succès est arrivé?

Le succès est arrivé avec une publication de Merci Alfred. Là d’un coup les commandes ont fusé !

La belle rencontre?

Il y a beaucoup de belles rencontres.

Une rencontre liée au succès, est celle avec Fany, créatrice de MyLittleParis (et Merci Alfred). On a bossé ensemble sur quelques opérations, et c’est assez impressionnant comme elle arrive à te surpasser.

J’ai la chance de rencontrer beaucoup de monde, et surtout de lier des liens assez particuliers. Je n’ai pas une relation fournisseur/client classique, il y a quelque chose de plus.

Tes projets?

Dans les tuyaux une ouverture à Paris d’un point de restauration tout en continuant la livraison. Et une autre ouverture au bord de mer, on espère pour cet été :)

Tes qualités?

Travailleur et ambitieux.

Je suis également bien entouré par ma famille et mon amie qui me soutiennent et m’aident beaucoup.

Tes défauts?

Peut être un manque de tact, un peu buté, et je pense tout mieux savoir que les autres concernant mon business. Mais d’un autre côté, c’est un peu une carapace de chef d’entreprise.

Un conseil à donner aux jeunes qui veulent entreprendre?

Croyez en vous et foncez !

Il faut juste savoir que c’est pas toujours facile, qu’il faut avoir de bonnes épaules, et que tout ne se passe pas toujours comme sur le papier. On m’a toujours dit qu’il faut 2 ans pour que la société tourne bien. On y croit pas trop au début, mais il s’avère que c’est vrai.

Ton crédo?

Croire en soi et sa bonne étoile !

 

Un grand merci à Charles qui a pris le temps de répondre à mes questions, et longue vie à Sophie la Parisienne!

Ici le lien de son site, régalez-vous!