Interview de Charles Woehl, un entrepreneur plein d’avenir!

J’ai décidé de partir à la rencontre de jeunes entrepreneurs qui ont réussi. Et pour cette première interview, je n’ai pas hésité une minute. J’ai contacté Charles, un ami qui est un exemple de réussite et un modèle pour moi. Il a eu la brillante idée de créer un service de livraison de brunchs et petits-déjeuners à domicile. Les produits sont délicieux et le concept bien rodé. Voici l’interview.

Tu peux nous présenter ton concept (pour ceux qui ne connaissent pas encore Sophie la Parisienne!)

Sophie la Parisienne est une jeune entreprise spécialisée dans la livraison de brunchs et petits-déjeuners à Paris et proche banlieue.

Comment l’idée t’est venue?

Je suis parti d’un constat simple, il est possible de commander des centaines de sushis, bagels, pizzas, et autres plats, mais pas ou peu de petits-déjeuners.

Donc, élaboration d’un business plan, observation de la concurrence, la routine habituelle…

La concurrence était déjà présente depuis 1 an, mais cela restait classique, fade, triste. On a voulu rendre chic le concept, en y apportant une touche de modernité et de féminité avec une devise : CHIC, VRAI, BON.

Les galères du début?

Ah les débuts d’entrepreneurs … Sur le papier tout est beau tout est rose ! En 6 mois t’es riche et à la retraite… Sur le papier !

Bon j’exagère un peu.

Pour obtenir un prêt cela a été facile, un seul rendez vous, et la banque me suivait. Bon il a quand même fallu presque 3 mois pour avoir l’argent après l’accord.

Car en France, il faut le dire, on est bien aidé à la création grâce aux aides, pôle emploi, OSEO … mais l’administratif c’est galère. Pas grand monde ne sait comment ça marche. Mais on le surmonte.

Après c’est l’ouverture, la petite boule au ventre, et ça roule pas mal, de bons contacts, de beaux clients, le plaisir d’être patron !

Au début pas trop de galères, c’est plus après. Quand tu te développes, tu as des besoins financiers, mais en même temps des petits décalages de trésorerie. Ce qui est délicat, c’est que tu n’as pas assez d’ancienneté pour que l’on t’aide. Il faut avoir les épaules solides.

Ton plus beau moment en tant qu’entrepreneur?

Chaque jour est un beau moment. L’été quand tu livres sur ton scooter et il y a du soleil, tu te dis que cette liberté est un bonheur.

Quand tu reçois un mail de commande, un mail de félicitation, une demande d’interview ;)

Chaque jour est une petite victoire sur quelque chose, on se bat pour faire avancer la machine, et parfois, la chose la plus insignifiante te rend heureux :)

Ton plus bel échec?

J’ai eu la chance de ne pas en avoir connu avec Sophie la Parisienne. Il y a eu quelques bas, des remises en questions, des doutes. Tous les jours je me remets en question, et affronte les problèmes.

Le moment où le succès est arrivé?

Le succès est arrivé avec une publication de Merci Alfred. Là d’un coup les commandes ont fusé !

La belle rencontre?

Il y a beaucoup de belles rencontres.

Une rencontre liée au succès, est celle avec Fany, créatrice de MyLittleParis (et Merci Alfred). On a bossé ensemble sur quelques opérations, et c’est assez impressionnant comme elle arrive à te surpasser.

J’ai la chance de rencontrer beaucoup de monde, et surtout de lier des liens assez particuliers. Je n’ai pas une relation fournisseur/client classique, il y a quelque chose de plus.

Tes projets?

Dans les tuyaux une ouverture à Paris d’un point de restauration tout en continuant la livraison. Et une autre ouverture au bord de mer, on espère pour cet été :)

Tes qualités?

Travailleur et ambitieux.

Je suis également bien entouré par ma famille et mon amie qui me soutiennent et m’aident beaucoup.

Tes défauts?

Peut être un manque de tact, un peu buté, et je pense tout mieux savoir que les autres concernant mon business. Mais d’un autre côté, c’est un peu une carapace de chef d’entreprise.

Un conseil à donner aux jeunes qui veulent entreprendre?

Croyez en vous et foncez !

Il faut juste savoir que c’est pas toujours facile, qu’il faut avoir de bonnes épaules, et que tout ne se passe pas toujours comme sur le papier. On m’a toujours dit qu’il faut 2 ans pour que la société tourne bien. On y croit pas trop au début, mais il s’avère que c’est vrai.

Ton crédo?

Croire en soi et sa bonne étoile !

 

Un grand merci à Charles qui a pris le temps de répondre à mes questions, et longue vie à Sophie la Parisienne!

Ici le lien de son site, régalez-vous!

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